J'aimerais être un oiseau pour connaître la liberté...

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J'aime les retours à l'innocence perdue de l'enfance, la sincérité dans les relations. Sensible et romantique je déteste l'hypocrisie. Une citation qui me va bien: "Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces 3 choses/ - Ta peine derrière ton sourire... - L'amour que tu as malgré la colère... - Et............la raison de ton silence..."

jeudi 31 octobre 2013

Une dernière fois...

Une dernière fois...


À souffler sur les jours, sur une bougie éteinte
Seul souffle de vie, l'arbre qui ne veut pas mourir
Embrasse le paysage dans une ultime étreinte...


L'aube se lève, sur la vieille branche fatiguée
Le temps, mon temps s'arrête, un peu... un peu
Juste saisir, le court instant de mon soleil levé


Quand la nature s 'éveille, le silence s'endort
Au creux du tronc meurtri où niche l'écureuil
Un chemin de noisettes, nous indique le nord


En parure de fenêtre, tissée d'or et de fils argentés
Nichée entre deux feuilles, sur le point de partir
Une jolie toile d'araignée sourit à la nativité


Et baille le soleil sous la tendresse de ma brise
Dans le ciel voilé, le voyage pour papillons
Prépare son départ et nous fait la surprise


À l'approche de l'hiver, l'arbre enlace ses enfants
Une larme de miel, coule le long de sa joue quand,
Dans un dernier sursaut, revêt son manteau blanc...


À toi mon Ange...

Roidecoeur octobre 2013



Le sauveur de sourires...

Le sauveur de sourires...

L'enfant en chemin à sauver un sourire
Un sourire perdu, parti pour un voyage
Un voyage endormi à l'ombre d'un songe
Alchimie d'un bonheur, refusant de mourir

Flot de réminiscences, divine éclaboussure
Un voile d'hypnose, embrassant l' océan
Jouant de sa lumière montrant son insolence
Au quai des évidences gardant sa fière allure

Le soleil se couche, quand la lune se lève
Le sourire de l'enfant s'endort à ses pieds
Au reflet de l'eau, danse en ombre chinoise
Un Petit Prince, offrant sa main à un rêve

L'image est douceur, écoutez la chanter
Le regard en berne, seul le vent pleure
Gazouillent les oiseaux, aux nids ouatés
Arrive le silence, d'une nuit en couleurs

à Sylvie...

Roidedcoeur 28-10-13

vendredi 25 octobre 2013

L'âme endormie...


L'âme endormie...

le ciel en habit de gris, étire son rideau de larmes

Les Anges dans leur belle tenue blanche sourient
Une lumière jaillit fatiguée, elle dépose ses armes
Plus besoin de combattre aux portes du paradis

Je me suis endormie dans un grand champs de rose
Bercé par une musique, le doux chant des sirènes
Aux mains de Dame fée, la lecture d'une prose
Comme on se sent bien, à l'abri de nos peines

Je me suis endormie dans un jardin d’ Éden
Où le regard éteint voit les plus belles choses
Liberté prend son sens, au centre de l'arène
Quand le corps n'est plus et que l'âme compose

Je me suis endormie embrassant la lagune
Retrouvant mes aïeux, ses chers disparus
Du lever du soleil, jusqu'au coucher de lune
Le sourire est de fête, les rires bienvenus

Je me suis endormie en vous laissant les pleurs
Ne vous inquiétez plus, je suis bien maintenant
Il existe une toile peinte en de jolies couleurs
Comme une petite étoile dansant au firmament

Roidecoeur octobre 2013



jeudi 24 octobre 2013

Je marcherai sur tes pas...


Je marcherai sur tes pas...

J'ai rêvé d'un voyage, à bord d'un bateau blanc
Sous une mer d'azur, sous un ciel flamboyant
Quand la caresse du vent, effleure les visages
Quand le soleil levant, incite à l'effeuillage

Alors...

Je marcherai sur tes pas, voyagerai en tes rêves
Sur ce grand lit de sable pour une nuit trop brève
Quand les vagues effaceront l'empreinte éphémère
Pleurant l'image furtive de l' instant adultère

J'ai rêvé de chemins, souriants et sans fin
Une douce présence, une main dans la main
Aux routes infinies, d'un espace sans temps
Au son d'une mélodie, d'un futur au présent

Alors...

Je marcherai sur tes pas et deviendrai ton ombre
Pas celle de ton chien, ni celle des jours sombres
Ma plume sur ta peau, à l'encre de tes yeux
Écrira un je t'Aime s'envolant dans les cieux

J'ai rêvé d'un hameau au pied d'une colline
Pour uniques habitants Pierrot et Colombine
Les portes étaient ouvertes, absence de clés
Parties dans les nuages, jouer une mélopée

Alors...

Je marcherai sur tes pas, pour une ultime étreinte
Au doux chant des sirènes, en écho la complainte
Des Amants qui s'éveillent en partage de plaisirs
L'aube se lève soudain, aux rêves de s'endormir...

Roidecoeur octobre 2013



jeudi 17 octobre 2013

Mais qu'est ce qu'elle lui trouve?


Mais qu'est ce qu'elle lui trouve?

L'homme pas très grand
Léger ventre bedonnant
Habillé comme un plouc
La démarche d'un bouc

Les cheveux grisonnants
Avec deux fausses dents
Le Visage est joufflu
La peau blanche velue

Qu'a t' il fait pour lui plaire
Lui qui est tout le contraire

De l'homme grand et beau
Aux senteurs sable chaud
Habillé par Garavani
Portant des Moreschis

Qu'a t' il fait pour lui plaire
Lui qui est tout le contraire

De la peau de Vénus
La richesse de Crésus
Sourire et teint halé
La voix belle à chanter

Qu'a t' il fait pour lui plaire
Lui qui est tout le contraire

D'un magnifique étalon
Cavalant courts jupons
Roulant des mécaniques
Dans ce film comique ...

Sourire du Roidecoeur octobre 2013


mardi 15 octobre 2013

Le plaisir de l'instant...

Le plaisir de l'instant...

Imperceptiblement une plainte s'éveille
Ronde éphémère des entrailles du vent
Matin d'automne, rêverie en sommeil
Partager un désir ou mentir à l'Amant

Naguère, liberté en cage fut soumise
Art divinatoire, reine cartomancienne
Nombril du monde ligature l'emprise
Je défie l'avenir à la main bohémienne...

Roidecoeur octobre 2013

lundi 14 octobre 2013

L'enfant de l'Amour...

L'enfant de l'Amour

La Dame aux longs cheveux noirs fraîchement ondulés, se dirige le pas assuré vers une petite maison proche du centre-ville; elle semble frigorifiée en cette journée d'hiver lorsqu'elle s'engouffre dans la bâtisse située au numéro quatre de ce célèbre Général d'Empire; à l'étage, l'homme, son homme sourit à son arrivée pour la prendre dans ses bras, échangeant un long baiser passionné; Main dans la main, ils se dirigent dans la chambre à coucher où, entretenue par un petit poêle à bois règne une certaine tiédeur; face au lit à baldaquin se trouve un sofa dont l'assise est recouverte d'un tissu velours ayant pour motif de grosses fleurs ocres et pourpres.
Lui, est en pantalon de toile surmonté d'un « Marcel » en couleur de pureté; Elle, laisse tomber son lourd manteau laissant découvrir ses épaules dénudées sur une jolie robe blanche à pois bleu; Délicatement il l'enlace; il prend plaisir à descendre la longue fermeture « éclair » jusqu'à la naissance du creux de ses reins; la pièce est peu éclairée; seule la présence d'une lampe de verre rose posée sur la commode trois tiroirs au-dessus de marbre gris offre au couple un doux voile d'intimité; Dans cette douce pénombre, je devine la tendresse de l'étreinte.
le jour se lève en cette veille de Noël; l'homme assis dans le lit allume une cigarette au papier jaune épais; il regarde la femme endormie près de lui, pense à son « ex » envolée avec les dix mille francs provenant de son labeur et devant servir à assurer le subside de cet hiver ; cette « ex « l'abandonnant, seul avec une adorable petite poupée, sa petite miss comme il aimait l'appeler âgée à peine de trois ans; il regarde cette jolie femme allongée près de lui, cette femme au visage gracile en demande d'Amour, de tendresse, cette femme mariée à cet artiste Italien de quinze ans son ainé, sans le sous et avec lequel elle a déjà trois grands garçons; Pour la première fois, en cette veille de Noël de 1955 les Amants s'unirent;
Neuf mois plus tard un jour de septembre, un cri raisonne à 13h30 dans cette grande salle aux murs jaunis; la Dame aux longs cheveux noirs pleure en serrant dans ses bras son quatrième enfant. Dans la pièce annexe l'homme en pantalon tergal sur une chemise légère de couleur blanche attend patiemment, assis sur un banc de bois vieillissant; à la sage femme venue lui annoncer la bonne nouvelle il dira en souriant: c'est mon premier garçon, l'enfant de l'Amour ! Une larme perle et trace un fin sillon sur sa joue ; il l'essuie délicatement d'un revers de la main droite laissant apparaître ses deux doigts jaunis.

Je t' Aime Papa...



Roidecoeur 2013