J'aimerais être un oiseau pour connaître la liberté...

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J'aime les retours à l'innocence perdue de l'enfance, la sincérité dans les relations. Sensible et romantique je déteste l'hypocrisie. Une citation qui me va bien: "Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces 3 choses/ - Ta peine derrière ton sourire... - L'amour que tu as malgré la colère... - Et............la raison de ton silence..."

mercredi 31 décembre 2014

je me souviens papa...

Tu te souviens Papa?
 De ce petit garçon debout tout prêt de toi
Il te regardait travailler et façonner le bois
Ciseaux, rabots passaient entre tes mains
Des senteurs de miel, des résineux de pin...
 
Tu te souviens Papa?
 De ce petit garçon debout tout prêt de toi
Le regard ébahi ses yeux remplis de joie
 la vue de ces objets le fruit de ton travail
Tu étais un magicien avec chapeau de paille...

Tu te souviens Papa?
 De ce petit garçon debout tout prêt de toi
Remplissant de copeaux ces gros sacs de toile
Que tu sortais l'hiver en période de grand froid
Pour charger ce gros tube qui montait jusqu'au toit...

Tu te souviens Papa?
 De ce petit garçon debout tout prêt de toi
Que tu faisais assoir sur ce tabouret de bois
Qui restait en silence pour ne pas déranger
Pendant que les machines se mettaient à hurler...

Je me souviens Papa...
De cette nuit de Septembre, je ne dormais pas...
Le bruit de cette sonnerie qui annonçait le glas
Moi qui retiens mon souffle, tu me dis de venir
Trois heure ce matin, je cours, je dois partir...

Je me souviens Papa...
De cette route pluvieuse, envahie par la brume
Cette fraîcheur matinale qui annonçait le rhume
Vite vieille voiture! Il faut que j'arrive à temps
Et toi Papa qui me cries! tu dois rester prudent...

Je me souviens Papa...
De ce bâtiment triste malgré ses murs blanc
Garé sur le parking il y a de la place devant
J'allonge la foulée, et mon poul bat très fort
Une porte s'ouvre mais non tu n'est pas mort...

Je me souviens Papa...
De cette pièce éclairée par une douce veilleuse
De cette chaise isolée qui semblait aguicheuse
De m'assoir près de toi, de te prendre la main
De lire dans ton regard, en ce petit matin...

Je me souviens Papa...
De cet écran couleur au dessus de ta tête
De ces chiffres sautant semblant faire la fête
De ce bip-bip régulier faiblissant doucement
De ce liquide blanc qui coulait dans ton sang...

Je me souviens Papa...
De nos mains liées, Je t'ai dit plein de choses
Histoire de ta vie celle couverte d'écchymoses
Ces choses qu'on oublie un soir de mauvais temps
Ces choses qu'on murmure à l'oreille de l'aimant...

Je me souviens papa...
De ta lutte pour vivre, pour rester auprès de moi
De ton dernier soupir, cinq heure quarante trois
De ses deux jolies larmes, versant de tes yeux
En fermant tes paupières, toujours méticuleux...

Je me souviens papa...
De cet ombre furtive tout habillé de blanc
De son visage triste, regard compatissant
De l'arrêt des machines, ce silence bruyant
Tes effets personnels en ce sac transparent...

Je me souviens papa...
De cette heure arrêtée au cadran de ta montre
Et l'histoire de celle ci, de sa première rencontre
 mon poignet maintenant je dois en prendre soin
Comme une douce présence, partie vers le lointain...

Alors tu vois Papa...
Neuf mois déjà que tu es dans le ciel
Et ton fils ici bas protégeant ta mémoire
Maintenant que tu es devenu une étoile
Donne moi cette force pour terminer la toile...

Je t'Aime Papa...

reédition de Birdy 16 avril 2009

mardi 30 décembre 2014

tourment d'une nuit d'hiver...



Tourment d'une nuit d'hiver

Un dimanche de mars

Un dimanche de mars, à l'aube d'une nuit
Vieux couple fatigué, à l'heure de minuit
Eclair dans le ciel, l'annonce d'un orage
Une Rafale de vent, d'une porte pas sage
 
M'enfuir de cette ire, par simple faiblesse
Garder au fond de moi, une infinie tristesse
Une tenue du soir, oh! jolis chaussons noirs
Monte dans sa voiture, le cœur en désespoir
 
Il roule à l'aveugle, son pare-brise embué
Idem ses lunettes et ses larmes versées
Arrive une forêt bordée d'un petit lac
Tombe la neige, sous ses pieds une flaque
 
Il se saisit du plaid, sur la banquette arrière
Les traces de ses pas, menant à la clairière
Aux épaules la tiédeur de ce manteau blanc
La beauté de l'étang, sous l'effet du vent
 
Sous le grand chêne, la douceur de l'humus
Il contemple le ciel, absence de cumulus
Un spectacle étonnant s'offre alors à ses yeux
Dame Lune lui sourit, le visage est gracieux
 
Mer de la Tranquillité, dessine ses lumières
Eclaire l'obscurité, d'une divine poussière
 la surface de l'eau, un miroir se dévoile
Il danse à sa surface, des milliers d'étoiles
 
Il rêve éveillé, devant cette beauté naturelle
Puis ferme ses yeux pour la nuit la plus belle
Le film de sa vie, se déroule dans sa tête
Seuls les bons souvenirs veulent faire la fête
 
Il sent cet appel pour courir les rejoindre
Cette dernière nuit, il ne va pas se plaindre
S'endormant dans le froid, visage souriant
Redevient un enfant avec un coeur aimant
  
Contre toute attente, à un moment choisi
Une main charitable, son épaule a saisi
La ronde nocturne de la maréchaussée
Intriguée d'une voiture garée sur le côté
 
Projetant une torche sur ce corps allongé
Ramena à la vie, l'âme qui s'était égarée
Aujourd'hui, il est l'homme bien présent
Remerciant le ciel d'un avenir bienveillant
 
réédité Birdy 16 avril 2009

Fleur du mâle...


La mésange et le chat...


vendredi 12 décembre 2014

J'ai rêvé...


Une pensée vers toi...


 
Une pensée vers toi...
 
 
Une pensée vers toi, au couleur de la rose

Jolie fleur en jardin, grelottant sous le froid

La douceur automnale inspirant cette prose

Sous une tendre musique, le son d'une voix
 
 
Une pensée vers toi,Déesse aux pieds nus

Désirant encenser, tous les rêves insensés

Écoute la supplique, de cet homme ingénu

Qui aimerait retrouver la tendresse oubliée
 
 
Une pensée vers toi, sous ton voile cocon

Dans la toile du peintre,au regard d'Aglaé

Quand belle chrysalide, deviendra papillon

Elle trouvera son prince, assis à ses côtés
 
 
Une pensée vers toi, comme ultime prière

En l'absence du mentir et ne pas oublier

Le joli bruit de l'eau, au bord d'une rivière

Deux mains réunies et l'aveu de s'aimer
 
 
Une pensée vers toi, avant l'ultime page

La folle espérance, dessinant un sourire

À ce visage aimant, lové dans un nuage

En lumière éphémère et la voir s'enfuir...
 
Petit Prince




Lueurs d'Automne...



 
Lueurs d'automne...
 
 
Tel le lys blanc, voulant s'habiller de rose

La vie offre des lueurs, lucioles éphémères

Fleurs au jardin, semblent faire une pause

Tombent en chemin, les feuilles adultères
 
 
Couleur chatoyante en ce mois de septembre

Revêt devant nous, ses parures automnales

Dame Lune, sourit aux jolis rêves tendres

La Moselle s'endort sous l'aurore boréale
 
 
Le Petit Prince pensif referme le grimoire

Dans les pages jaunies plus aucune magie

Enfin le jour se lève, après une nuit noire

Sous une pâle lumière, il souffle sa bougie
 
 
S'éteint la nostalgie, de cette arrière saison

Où les rires joyeux éclairaient la chaumière

Au fond de son cœur, comme en une prison

Son âme crie son Amour à sa belle geôlière...
 
 
Petit Prince 30-09-14


Je ne compte plus les jours...

Je ne compte plus les jours...
 
Je ne compte plus les jours, au seuil de l'absence

Quand le timbre de sa voix, me semble endormi

Mon âme aimerait voler, rejoindre mon enfance

Pour construire cet Amour qui m'a toujours fuit
 
 
Je ne compte plus les jours à l'orée de l'automne

De ces rêves nocturnes, s'enfuyant chaque matin

Aux aurores de tristesse aux chemins monotones

Celle qui est partie, ne vous donne plus la main
 
 
Je ne compte plus les jours ou mes yeux embués

Inondant de larmes, les discrètes pages blanches

Mes pensées cheminant, sur les sentiers colorés

Mon bras protecteur, se posant sur ses hanches
 
 
Je ne compte plus les jours ou les mots de magie

Venaient tout sourire, embrasser mes poèmes

Mon cœur reste le même, il garde cette envie

L'avoir près de moi, la couvrir de «je t'aime»...
 
 
Petit Prince 24-09-14

jeudi 16 octobre 2014

Seul dans le noir...

Seul dans le noir...

Seul dans le noir, il n'y a plus de place
Silence pesant comme unique compagnon
Enlacer le Malin, dans un baiser de glace
L'ultime prière face au Prince des démons

Seul dans le noir, le temps se décompose
le miroir se brise, sur une vie sans teint
La fleur est belle, garde l'éclat de la rose
L'enfant est fatigué il ne boit plus le sein

Seul dans le noir quand le bruit d'une porte
Apporte un raie de lumière à une image floue
Une ombre se dessine, celle d'une âme morte
Quand agonise sur le sol, la clé d'un verrou

Seul dans le noir, l'aube habillée de blanc
Illumine un tunnel, ouvert sur l'horizon
Filant vers ce chemin, un tout petit banc
Au bord du lac... sourit un Ange blond...


Roidecoeur... le dernier ici... et... ailleurs...

jeudi 11 septembre 2014

Je plaide coupable...

Un Défi de septembre De «Devine» relevé sur une pensée d'Aragon...
ARAGON
 
Le crime de rêver je consens qu'on l'instaure
Si je rêve c'est bien de ce qu'on m'interdit
Je plaiderai coupable il me plaît d'avoir tort
Aux yeux de la raison le rêve est un bandit
 
Je plaide coupable..
 
Je plaide coupable d'avoir rêvé un jour
Juré mon innocence au vol d'un sourire
Face au désarroi, je reste à vos genoux
Arrêtez ce procès, au seuil du mourir...
 
Aux regards croisés, je croyais l'amour fort
Dressez le pilori, je ricanerai de vos actes
Chanterai la joie aux redresseurs de torts
Car moi avec le diable, j'ai signé un pacte
 
Allumez la torchère sous le fétu de paille
Emplissez vos narines de l'odeur de brûlé
Consumera la flamme, vous ferez ripaille
Le peuple dansera, autour de mon bûcher
 
Quand la raison d'être, aura cessée de vivre
Je reviendrai vous voir pour enfin vous punir
D'avoir brandi le glaive, au dessus mon livre
Où mes je t'aime rêvés, sont en train d'agonir...
 
Le Petit Prince 12-09-14




Aux couleurs de la Rose...

Aux couleurs de la Rose...
 
Jolis Boutons de Roses
Vous êtes ma jeunesse
L'Angélique candeur
Je rêvais de princesse...
 
Quand,
 
Oh! belle Rose blanche
Tout habillée de pureté
Respectant l'innocence
Il ne voulait qu'aimer...
 
Puis,
 
Toi, la belle Rose rouge
Au jardin de son cœur
Lui offrant la passion
Des rayons de bonheur...
 
Alors,
 
Une jolie Rose Rose
Offre toute tendresse
Un baume au passé
Une lueur de sagesse...
 
Pour,
 
Cette belle rose jaune
En partage d'amitié
En sourires à la vie
Aux joies ensoleillés...
 
 
«C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore»
(Anatole France)
 
Petit Prince 10-09-14




mercredi 10 septembre 2014

La Girouette...

(Photo de Clém CH)
La Girouette...
 
Il est joli ce petit bateau blanc et bleu
Son marin à la proue scrute l'horizon
Virant à l'ouest sous un soleil envieux
Au sens d'une flèche, celle de Cupidon...
 
 
Une mouette rieuse, au mat de cocagne
L'accompagne un instant dans son rêve
Une brise légère, par delà la montagne
Caresse sa peau en douceur d'une trêve...
 
 
À quoi pense t' il, ce vieil homme solitaire?
À sa tête qui tourne, à en perdre le nord?
À ce dernier voyage, à quitter cette terre?
À l'ultime baiser de celle qu'il aime encore?
 
 
Sur son axe prisonnier, il embrasse Éole
Quand la pluie océane, mouille son bachi
Il reste vent debout, n'ayant qu'une parole
Fidèle à son Amour, même le cœur meurtri...
 
 
Le Petit Prince 08-09-2014




lundi 8 septembre 2014

Son dernier sourire...

Son dernier sourire...
 
Septembre résonne, passent chaque saisons

Offrant jolies couleurs, aux regards éblouis

En cette fin de l'été, s'éclipse les floraisons

Face aux vilaines pluies, en désir d'oublie...
 
 
La fraîcheur apporte ses brumes matinales

Recouvrant la prairie d'un long manteau gris

Au dessus du fossé, saute un cerf impérial

Sur les dernières fleurs, volent les colibris...
 
 
Il ferme son blouson au passage d'un pont

Sous lequel s'échappe, la rivière fugueuse

Son lit trop étroit, en bordure du piémont

Inonde les champs d'une eau capricieuse...
 
 
Il ne peux avancer, le chemin est coupé

Par ce flot naturel, ne cessant de gravir

Le long de son corps, désirant emporter

Cette veille d'automne, son dernier sourire...
 
 
Petit Prince 01-09-14


mercredi 27 août 2014

Il pensait être fort

Il pensait être fort...
                                
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Il se croyait un chêne mais n'était qu'arbrisseau
À l'absence d'une voix, aux sourires disparus
Il ne crie pas famine, pleure le vermisseau
Au chemin de sa vie, au chemin parcouru
De lui à l'instant, il ne veut laisser trace
À chaque levant, un mot disparaîtra
Par le vent emporté dans l'espace
Pensée de la nuit, s'évaporera
Seule, l'Ange possède la clé
De sa boîte aux souvenirs
Petit Prince mort-né
Il peut enfin partir
Aucun regret
Doucement
Roitelet
Amant
Nu
*
*
*

« Qui jamais ne connut ce que c'est que l'amour, n'a jamais pu savoir ce que c'est que la peine »
(extrait de Tristan et Iseult)
Petit Prince 26-08-14




lundi 25 août 2014

Au seuil de l'abandon

 
Au seuil de l'abandon...
 
Sa présence en lui comme le sang dans ses veines
Porte le semblant d'une vie, à l'ombre de ses pas
Quand des yeux asséchés, les larmes d'une peine
Aimeraient voir un sourire, faisant fuir le trépas...
 
En réponse, le vent d'ouest lui dépose des silences
Entrecoupés de ses mots qui restent sans réponse
Il ne peux que souffrir, dans le creux de l'absence
Quand les cœurs blessés se nourrissent de ronces...
 
Une douce mélancolie, en transparente dentelle   
Dessine des mots tendres aux parchemins de vers
Pendant un cours instant, il entrevoit une Belle
Délaissant son Amant, le long des golfes clairs...
 
Aux graines de l'envie, pousse un rai d'espérance
Pour que d'une chrysalide, renaisse son papillon
Aux baisers disparus, il fleurirait la confiance
Et entendre un «je t'aime», au seuil de l'abandon...
 
"L'espérance est un songe de l'homme éveillé"
(Aristote)
 
Petit Prince 21-08-14






vendredi 22 août 2014

Dis-moi...

Dis moi...
 
Je ne sais plus comment m'y prendre
Plus aucun mot, plus aucun son...
De ces mots que j'aimais entendre
Tendres douceurs en floraisons
 
Combien de lettres jamais écrites
Aux nuits, aux draps de l'abandon
Le Vent soufflant les souvenirs
Des baisers à l'abri d'un buisson


Dis-moi...
Ou écris-moi...
Je ne sais plus comment t'aimer
Que faire pour te garder


Dis-moi
Ou écris-moi
Je ne sais plus pourquoi t'aimer
Ni pourquoi continuer


Tu es présente mais si loin
De moi


Je ne sais plus comment survivre
 À cet Amour disparu
Celui là qui fait souffrir
Souffrir autant que j'y ai cru


Tu m'as dit qu'il fallait vivre
Ne pas pleurer un jour de plus
Garder de soi, le beau sourire

Sur ces jolis moments perdus
 
Dis-moi...
Ou écris-moi...
Je ne sais plus comment t'aimer
Que faire pour te garder
 
Dis-moi...
Ou écris-moi...
Où est la vie dont je rêvais
Celle que je voulais 

Dis-moi
Ou écris-moi
Je ne sais plus pourquoi t'aimer
Ni pourquoi continuer

Dis-moi
Ou Écris-moi
Écris moi, si tout est terminé
Si je dois m'en aller

Dis-moi
Ou écris-moi
 
Juste pour moi
Juste pour moi
Juste pour moi
Juste pour moi...
 
"Il n'y a pas d'Amour qui résiste à l'absence"
(Anatole France)
 
Sur l'air de «Parle moi» d'Isabelle Boulay
 
Petit Prince 22-08-14

jeudi 21 août 2014

L'Ange papillon...

L'Ange papillon...
 
Ce matin, le soleil présent sur le sol trempé
Masque sur ma peau la fraîcheur matinale
Le journal est absent dans la boîte mouillée
Pleure sur le dessus de jolies ailes royales...
 
Couleur noir et feux, elles sont magnifiques
Mais ne peuvent voler sous le poids de l'eau
L'Ange qui les porte, loin d'être maléfique
Implore mon aide, et ma main en berceau...
 
En douceur, je lui souffle mon air chaud
Découvrant un sourire à ma délicatesse
Moi qui reste en attente est il ce cadeau?
Au ciel d'azur, retour d'une Princesse...
 
Elle n'a pas peur, elle se sent protéger
Quand je la pose sur le bel hortensias
Sur mon épaule, elle m'offre un baiser
Avant de s'envoler, vers son buddleia...
 
« Si le destin est inévitable, alors pourquoi vouloir l'éviter ? « 
(Solon)
Petit Prince 21-08-14